Le résistivimètre que l’on déploie sur le terrain à Tourcoing, c’est un boîtier Syscal équipé d’un jeu d’électrodes en acier inox qu’on plante tous les 2 à 5 mètres selon la profondeur visée. On envoie un courant continu calibré dans le sol et on mesure la différence de potentiel ; ça nous donne la résistance apparente du sous-sol. Avec l’argile des Flandres et les lentilles sableuses qu’on trouve ici, le contraste de résistivité est souvent marqué, ce qui rend la méthode SEV (Sondage Électrique Vertical) particulièrement efficace. Avant d’implanter un bâtiment ou un bassin d’infiltration à Tourcoing, on complète régulièrement le diagnostic par un essai de perméabilité in situ pour caler les hypothèses hydrogéologiques.
Un contraste de résistivité inférieur à 10 Ω.m signe presque toujours un aquifère saturé dans les limons de Tourcoing, un paramètre critique pour le dimensionnement des cuvelages.



